Patricia Glave

Née en 1960 à Bâle, Suisse

2007-2008 Université d'art et de design, Genève

Depuis 2001 Enseigne à l’École des arts appliqués, département céramique, Vevey, Suisse

1988-1989 Art Student League, New York, États-Unis

Dès 1985 Ateliers à Lausanne, Suisse et New York, États-Unis

1980-1984 École des arts appliqués, Vevey, Suisse

1993 Prix du jury, Biennale ACS Genève, musée Ariana, Suisse

1990 Médaille d’honneur, Triennale de Mino, Japon

1990 Médaille d’honneur, Triennale de Zagreb, Croatie

1989 Schneider’s National Award, Chicago, États-Unis

Les œuvres, objets ou installations de Patricia Glave ont toujours à voir avec le corps. Ils en sont la représentation symbolique ou en tout cas le suggèrent toujours d’une manière ou d’une autre : avec une délicate sensibilité comme dans ses dessins réalisés sur le thème du poil, du cheveu ou de ses gourdes, images du sein maternel, ou bien encore, avec une force étonnante, comme dans certaines de ses installations constituées d’éléments à l’allure quasi fécale qu’elle accumule en tas ou qu’elle dispose sur de larges surfaces en leur donnant l’allure de silhouettes humaines. Ces « éléments » constitu-tifs, toujours les mêmes, sont réalisés à partir d’argile brute simple-ment pressée au creux de la main et cuite à basse température dans une atmosphère enfumée. Ce principe de réalisation simple, résultat d’un geste rudimentaire – premier –, est d’une étonnante et décon-certante efficacité visuelle.

Toute aussi efficace est l’installation et l’ensemble d’œuvres qu’elle s’est proposée de présenter à la Galerie Favardin & de Verneuil. Ce sont d’abord, au mur, des armes présentées comme dans une armurerie, de manière ostentatoire (de cette ostentation presque imbécile qui est si commune et si généralement admise en pareil cas). Leur aspect grotesque, excrémentiel et sexué — phallique — nous dit toute l’aberration de nos rapports agressifs et violents aux autres. La violence, comme nos excréments, ne serait-elle qu’une émanation aussi imbécile qu’inéluctable et naturelle de notre corps ?

Cette installation est accompagnée de pièces où la référence au corps dans ce qu’il a, cette fois-ci, de fragile et de meurtri est évidente. Des protubérances assemblées — fruits prématurément sacrifiés — aux aspects mammaires, multiples et ambigües, sont accompagnées d’une flaque de résine noire — à moins qu’il ne s’agisse de sang ou même encore d’encre — qui « témoigne » des blessures et du drame humain qui se joue en permanence sous nos yeux.

Yves Peltier

 

 

Marc Alberghina

Jean-Gabriel Cruz

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Bean Finneran

Patricia Glave

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Clémence Van Lunen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

 

 

Conception/Réalisation : Laurent de Verneuil